Un manque crucial de structures d’accueil adaptées

En France, le 3ème « plan Autisme » (2 mai 2013) présente dans les termes suivants un constat alarmant : « en 2010, seules 75 000 personnes avec autisme et autres TSA étaient diagnostiquées et prises en charge dans le secteur médico-social, et moins de 20% d’entre elles bénéficiaient d’un accompagnement au sein d’une structure dédiée ».

D’après l’enquête ES 2010 de la DREES, on     estime           à seulement 4           264 le  nombre de places disponibles pour les personnes adultes atteintes de TSA en foyers de vie, MAS (maison d’accueil spécialisée) ou FAM (foyer d’accueil médicalisé) en 2010.        

 La Commission Scientifique Internationale sur l’autisme constate         elle aussi (réunion du 3 avril 2017) que les réalisations pour les adultes sont non seulement très en retard, mais aussi insuffisamment diversifiées

 Ce manque flagrant d’infrastructures adaptées contraint, chaque année, des citoyens français à quitter l ‘«hexagone » et à subir la solitude de l’éloignement familial. D’après l’UNAPEI (association des personnes handicapées   mentales et de leurs familles), ils seraient en 2015 plus de 6800 à être accueillis en Belgique (dont plus de 5400 adultes).